Des usages liés à une certaine histoire sociale.

Depuis des décennies, le syndicalisme en France s'est structuré autour d'entreprises suffisamment grandes pour compter élus et sections syndicales.

C'est là l'héritage d'une ère où la colonne vertébrale de l'économie nationale était constituée de grands établissements industriels.

Les acquis, les avancées sociales obtenues par cette « aristocratie ouvrière » devaient mécaniquement finir par profiter à tous les salariés, ce qui justifiait que l'on se souciât moins des petites entreprises, où les possibilités d'action collective étaient moindres, et les moyens à déployer disproportionnés aux résultats que l'ont pouvait obtenir.

Un constat d'échec certain.

Malgré ces certitudes, force est de constater que la réalité a trahi ces espoirs militants : loin d'avoir conduit les classes laborieuses vers un avenir meilleur, ce sont aujourd'hui les anciens fiefs ouvriers qui se voient gangrenés par la précarité. Plus d'intérim, de CDDs, de flexibilité, de mobilité, même dans les entreprises les plus importantes.

Des salariés aux carrières bien plus chaotiques qui ne restent jamais à vie chez un seul et même patron, et pour lesquels le lien social qu'offrait la section ou le syndicat d'entreprise n'a plus grand sens.

En fait, loin d'avoir fait progresser la cause des salariés des structures les plus petites, les travailleurs des grandes entreprises se retrouvent aujourd'hui dans la même précarité, dans la même incertitude.

Les employeurs ont depuis 30 ans su avec un grand art détruire la relation traditionnelle entre leurs salariés et eux.

De la « classe ouvrière » à « l'individu salarié. »

Les salariés ne constituent plus aujourd'hui une « classe » uniforme défendant ses intérêts collectifs. Ce sont des individus isolés sur le « marché du travail », soumis aux aléas de la météorologie sociale et économique, en manque de certitudes dans un monde qui ne parle plus que de « souplesse, » de « mobilité » et de « flexibilité. »

Leur syndicalisme donc ne peut plus être ce mouvement collectif que nous mentionnions, sinon une réponse à leur demande individuelle de certitude.

Et dans la relation de travail mouvante que nous connaissons aujourd'hui, la seule certitude ne peut être que le Droit.

Un syndicalisme pour aujourd'hui

Les syndicats SASDS sont constitués de militants chevronnés habitués à l'action syndicale traditionnelle, convaincus qu'aujourd'hui le respect du Droit est au cœur d'une relation de travail où peu de principes ont encore cours.

Les syndicats SASDS offrent aux salariés la possibilité de s'organiser en syndicats ou sections « coachés » pour imposer la règle de droit aux employeurs.

Les salariés isolés en conflit avec leurs employeurs trouveront toujours une oreille attentive, et une possibilité d'assistance auprès de nos militants.